paris city hall green Chesnot/Getty Images

Un New Deal vert pour l’Europe

FLORENCE – Au début du mois, Jim Yong Kim a brusquement annoncé sa décision de démissionner de ses fonctions à la présidence de la Banque mondiale, laissant ce pilier vital de l’ordre financier international sans leadership ni direction. Kim ira rejoindre un fonds d’investissement, où, pense-t-il, il peut « exercer une plus forte influence sur des questions de portée mondiale comme le changement climatique ».

Certes, le secteur privé doit jouer son rôle dans la mobilisation de fonds qui permettront de mettre à niveau les modèles économiques et de répondre à la menace posée par le changement climatique. Mais les États et les institutions internationales demeurent indispensables si l’on veut garantir la vaste transformation économique nécessaire.

Les preuves scientifiques du réchauffement climatique sont sans équivoques. Selon les estimations les plus prudentes, un accroissement de la température supérieur, d’ici la fin du siècle, à 1,5° C par rapport aux niveaux de l’ère pré-industrielle déclencherait une dévastation générale de l’environnement. Des conditions météorologiques de plus en plus rudes détruiraient la biodiversité et les milieux bioclimatiques. La montée des eaux des océans et des mers entraînerait la disparition de villes côtières. L’ensemble serait un facteur d’instabilité sociale et contribuerait à des migrations à grande échelle.

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