Paul Lachine

La solidarité mondiale à la croisée des chemins en matière de santé

KIGALI – Il y a 10 ans, la communauté internationale tout entière s'élevait pour affirmer que le lieu de vie des individus ne saurait déterminer si ces individus doivent vivre ou mourir lorsqu'ils sont confrontés à des fléaux tels que le SIDA, la tuberculose, ou la malaria.

Cet acte de solidarité – sans précédent dans l'expérience humaine – a conduit à des avancées révolutionnaires dans la promotion de la santé en tant que droit de l'Homme. Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose, et la malaria, allié au Plan d'urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le SIDA (PEPFAR), a littéralement changé le cours de l’histoire. Un certain nombre de programmes directement appuyés par le Fonds mondial ont permis de sauver près de huit millions de vies humaines depuis 2002 – soit une moyenne quotidienne de plus de 4 400 vies.

Cependant, bien que des progrès considérables aient été réalisés, il reste encore beaucoup à accomplir – et le Fonds mondial a besoin d'au moins 2 milliards $ pour inverser le gel de financement qui est en place jusqu'en 2014. Le monde se livre ainsi aujourd'hui à un jeu de patience consistant à attendre de voir lequel des gouvernements s'impliquera dans la réduction de cet écart.

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