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Les cités fournaises

COPENHAGUE – Il est déjà possible de voir aujourd’hui même les effets du réchauffement climatique sur notre planète. Pour avoir un aperçu du futur, il suffit d’aller à Beijing ou à Tokyo, en fait dans n’importe quelle métropole du monde.

La plupart des zones urbaines mondiales connaissent depuis quelques décennies déjà une élévation des températures bien supérieure à l’accroissement prévu de 2,6 degrés sur les prochaines cent années en raison du changement climatique.

La raison en est simple. Par les jours de grandes chaleurs, les habitants de New York s’allongent sur l’herbe de Central Park, pas sur le bitume des parkings ou le ciment des trottoirs. Les briques, le béton et le bitume – les matériaux dont les cités sont construites – absorbent beaucoup plus le rayonnement solaire que la végétation des campagnes.

La superficie d’une ville comprend bien plus de bitume que d’herbe, raison pour laquelle l’atmosphère au-dessus d’une zone urbaine se réchauffe. Ce phénomène, appelé « île de chaleur urbaine » a été découvert au-dessus de Londres au début des années 1880.