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La Turquie doit-elle entrer dans l’Europe ?

Le 3 octobre 2005 s’est ouverte une négociation longue, difficile, mais plus encore surprenante. La Turquie négocie avec la Commission Européenne les conditions de son éventuelle entrée dans l’Union Européenne.

L’élément de surprise n’est pas dans la diffusion de l’information : la Turquie avait présenté se première demande d’adhésion en 1959, et c’est dès 1963 que la Communauté Economique Européenne –car tel était à l’époque le nom de ce rassemblement de nations – répondait : commençons par un accord douanier, mais la vocation de la Turquie à adhérer à l’Europe organisée et intégrée est évidente.

La surprise est plutôt dans le fait de bousculer quelque peu la géographie : la Turquie a 95% de son territoire et 80% de sa population en Asie.

Nous venons donc de vivre, un peu en Turquie, beaucoup dans l’Union Européenne un débat vif et nourri sur le fait de savoir si la Turquie est Européenne ou pas. Les conclusions en sont évidentes. Au moins la moitié de l’écriture théâtrale historique et philosophique grecque a été produite en « Asie Mineure ». Les premiers voyages d’évangélisation chrétienne de Saint Pierre et de Saint Paul se font en Turquie. Et la Turquie Ottomane ensuite, n’a jamais cessé pendant des siècles d’être considérée comme faisant partie du « concert des puissances » , elle a en tous cas été indispensable à la définition de l’équilibre stratégique sur le continent européen.