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Folies fiscales en Amérique et ailleurs

Ceux d’entre nous qui savons que les déséquilibres budgétaires qui s’inscrivent dans la durée ont généralement des effets catastrophiques, tels qu’une inflation élevée, une récession profonde, une crise financière ou les trois en même temps, se grattent la tête pensivement au regard des priorités de George W. Bush et de son gouvernement. La « crise » de la sécurité sociale qu’il veut « résoudre » à l’aide de son capital politique n’occupe que le troisième rang des préoccupations budgétaires américaines par rapport à son urgence et à sa gravité, à un moment où ces problèmes sont devenus une grave menace pour la stabilité de l’économie mondiale.

Le plus grave problème budgétaire de l’Amérique reste les déficits à court terme et à moyen terme des recettes fiscales et des dépenses gouvernementales. Ce déficit a été entièrement créé par M. Bush quand il a mis en place des réductions d’impôts, qu’il parle maintenant d’étendre, qui n’en sont pas puisqu’il s’est agit seulement de déplacer le poids de la consolidation fiscale sur les générations futures.

Le deuxième problème le plus grave est la menace à long terme de l’explosion des coûts des programmes de santé américains. Cela est également dû en partie aux agissements de M. Bush, ou, plus précisément, à son manque de réaction, n’ayant quasiment rien fait lors de son premier mandat pour encourager la maîtrise des coûts et l’efficacité du système. Il a mis en place des prestations pharmaceutiques Medicare qui promettent des dépenses énormes pour des résultats étonnamment faibles pour l’amélioration des soins de santé.

Un gouvernement plus compétent s’inquiéterait assurément du traitement de ces questions bien plus graves et urgentes en matière de déficit budgétaire. Imaginons que les États-Unis bénéficient d’un tel gouvernement. Que ferait-il ?