La lutte de l’Ethiopie pour la démocratie

En tant qu’opposition politique en Ethiopie, lorsque nous avons accepté de participer à l’élection annoncée en juin par le gouvernement, nous ne nous faisions aucune illusion : le processus ne serait pas parfait. Après tout, l'Ethiopie n'a jamais connu la démocratie. La dictature de Mengistu Haile Mariam a représenté le régime marxiste le plus terrifiant de l’Afrique et il a été remplacé par l’EPRDF, actuellement au pouvoir, dont le principe de « démocratie révolutionnaire » n'est qu'une subtile variation du même thème.

Nous savions donc que l’élection n’irait pas sans problèmes, que le vote ne serait pas transparent comme cela va de soi dans les pays occidentaux. Nous croyions néanmoins que l’opposition, dirigée par la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD), pourrait manoeuvrer et faire campagne suite au désir du gouvernement d’obtenir une légitimité internationale. Nous avons donc décidé de tâter le terrain et de faire campagne pour une réelle ouverture politique et un scrutin véritablement compétitif. De nombreux Ethiopiens semblent avoir consenti à cette stratégie.

Le gouvernement a mis quelques médias à disposition et a pris part à plus de 10 débats télévisés en direct. Ainsi, du moins au début, le gouvernement a manifesté l’intention d’ouvrir le processus, du moins en partie.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To access our archive, please log in or register now and read two articles from our archive every month for free. For unlimited access to our archive, as well as to the unrivaled analysis of PS On Point, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/pg5q5jC/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.