BRIAN OTIENO/AFP/Getty Images

Le Kenya dans l’œil du cyclone

NAIROBI – La saison des pluies tire à sa fin au Kenya et les pluies diluviennes aux proportions bibliques qui se sont abattues cette année n’ont pas seulement emporté la bonne humeur des Kenyans, mais également les ponts, les bus, le bétail et les cultures. Les dégâts ne peuvent toutefois être imputés aux seules conditions météorologiques.

Les routes ont particulièrement souffert : les grands axes de la capitale sont truffés de nids-de poule, parfois de la taille d’une voiture. Près des bureaux des Nations unies sur Limuru Road, par exemple, un trou particulièrement important, empli d’eau, a coupé une voie de circulation et créé des bouchons de près d’un kilomètre de chaque côté. Ailleurs, les véhicules avancent lentement, cahotant d’un cratère à l’autre, tandis que les passagers des minibus matatu sont sérieusement bringuebalés sur le chemin du travail.

La question pourrait être : mais que fait le gouvernement ? Les nids-de-poule sont somme toute une indication de base et hautement visible du bien-être économique et social d’un pays. Des routes en bon état sont le signe de l’efficacité d’un gouvernement, tandis que des routes défoncées trahissent son incompétence. Tout gouvernement cherchant à conserver le soutien des électeurs fera tout son possible pour s’assurer que les routes sont carrossables. Pourquoi pas au Kenya ?

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