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Redonner sa juste place à l’Europe

EMBARGO : PUBLIABLE LE 1er OCTOBRE

À moins d’un revirement de dernière minute, les chefs d’États européens approuveront formellement ce mois-ci un nouvel accord destiné à consolider le fonctionnement de la politique étrangère de l’Union européenne, en renforçant le rôle de son Haut Représentant. Cette évolution n’a que trop tardé.

Aujourd’hui, le budget du Haut Représentant est inférieur au budget du nettoyage des bureaux de la Commission européenne à Bruxelles. Avec quelques 500 employés et une poignée de représentants à l’étranger, l’appareil diplomatique censé incarner la volonté collective des 27 États membres de l’UE dispose de moins de personnel et de ressources que la plupart des petits pays africains.

Cette situation devrait changer avec la nomination d’un nouveau chef de la politique étrangère, chargé de superviser les politiques de commerce extérieur, de défense et d’aides au développement. Mais cette innovation institutionnelle bienvenue ne répond pas à une question plus fondamentale : l’Europe veut-elle vraiment mener une politique étrangère volontaire et cohérente ?