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S’adapter à la nouvelle mondialisation

BERKELEY – Partout dans le monde, les États se livrent actuellement à une nouvelle réflexion quant aux modalités de leur engagement dans les échanges commerciaux internationaux. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, dans la mesure où ne date pas d’hier le constat des effets perturbateurs de la mondialisation pour plusieurs millions de travailleurs au sein des économies développées. Il est pour autant indispensable que les nouvelles politiques commerciales se fondent sur une compréhension éclairée de la manière dont évolue la mondialisation, et non sur une vision passéiste associée aux 30 dernières années.

La mondialisation a fait beaucoup de bien à l’économie mondiale. Comme le démontrent les recherches du McKinsey Global Institute, les flux internationaux de biens, services, transactions financières, données et individus ont permis au PIB mondial d’atteindre un niveau supérieur de 10 % – soit quelques 7 800 milliards $ rien que pour 2014 – aux chiffres qui auraient été enregistrés si les économies des États n’avaient pas opté pour l’ouverture.

Ces sont les pays les plus développés qui captent la majeure partie de cette valeur ajoutée. En troisième position des 195 pays figurant à l’Indice de connectivité du MGI, les États-Unis s’en tirent notamment plutôt bien. Les économies des marchés émergents tirent également leur épingle du jeu en réalisant des gains important, usant d’une industrialisation axée sur les exportations, qui leur sert de tremplin vers une croissance rapide.

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