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Il faut agir face à la catastrophe annoncée qui menace les pays en développement

OXFORD – Les pays en développement sont confrontés au risque de catastrophe complète : la conjonction du risque de famine, de soulèvement populaire et de crise de la dette. La responsabilité ne leur en incombe pas ; l'invasion de l'Ukraine par la Russie et les sanctions occidentales qui ont suivi en sont partiellement responsables, de même que les épisodes de confinement liés au COVID-19 dans les pays avancés.

Des millions de vie sont menacées, néanmoins il est possible de diminuer les risques. L'occasion se présente avec les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

Les dirigeants politiques sont confrontés à une multitude de problème, à commencer par la flambée des prix alimentaires. Le conflit entre l'Ukraine et la Russie qui à eux deux comptent pour 29% de la production mondiale de blé a entraîné une hausse de 67% du prix de cette denrée depuis le début de l'année. La restriction aux exportations d'autres pays producteurs contribue aussi à la flambée des prix, de même que la pénurie d'engrais liée à la diminution de l'offre en provenance de Biélorussie et de Russie.

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