EU flag Giampaolo Squarcina/Flickr

David Cameron et le Waterloo de l’Union européenne

PRINCETON – Il y a deux cents ans ce mois-ci, à la bataille de Waterloo, la défaite infligée à Napoléon Bonaparte par l’armée des Alliés, commandée par le duc de Wellington, a redéfini l’avenir de l’Europe. La Grande-Bretagne semble aujourd’hui prête à récidiver.

Le Royaume-Uni, dont le nouveau gouvernement à majorité conservatrice s’est engagé à tenir un référendum sur le retrait du pays de l’Union européenne d’ici la fin 2017, voire l’année prochaine, n’est pas l’aberration qu’on se complaît à décrire. En fait, il est à l’avant-garde de l’atrophie institutionnelle de l’UE. Même s’il reste membre de l’UE, le Royaume-Uni continuera à s’éloigner de l’Europe. Compte tenu des débouchés commerciaux plus attrayants ailleurs dans le monde, la plupart des pays européens feront de même.

Pour l’UE, répondre aux demandes du Royaume-Uni – restreindre les avantages sociaux des travailleurs migrants, supprimer les réglementations qui pourraient nuire à la City de Londres et désavouer l’objectif d’une « union sans cesse plus étroite » - nécessiterait une transformation fondamentale, dont des modifications totalement impossibles des traités fondateurs de l’Europe. Les discussions portent en conséquence aujourd’hui sur la possibilité d’accorder un statut particulier au Royaume-Uni ou de lui permettre de déroger à certaines dispositions de l’UE.

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