zadek21_krisanapong detraphiphatGetty Images_businessmoneysustainabilitygrowth krisanapong detraphiphat/Getty Images

Pour une restructuration écologique de la dette souveraine

PÉKIN – De nombreux pays en développement sont jusqu’à présent épargnés par les taux de contamination et de mortalité élevés connus ailleurs. On peut considérer que c’est une bonne nouvelle, du moins sur le court terme, mais la mauvaise nouvelle, c’est que ces pays sont voués à être les plus durement touchés du point de vue économique.

La Banque mondiale estime que pas moins de 100 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté du fait des conséquences directes de la crise. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, alors que les exportations des pays en développement s’effondrent et que les petites entreprises, les territoires et les moyens de subsistance implosent.

Les conséquences budgétaires sont elles aussi terribles, avec des recettes fiscales en chute libre et un accroissement extraordinaire de la dépense publique. Du Bangladesh au Brésil, les pays en développement tentent de maintenir leurs économies à flot grâce à des dépenses publiques financées par de la dette. Le plan de relance budgétaire d’urgence de l’Afrique du Sud, avec ses 26 milliards de dollars, est le plus important qu’ait jamais connu le pays et représente presque 10 % de son PIB.

We hope you're enjoying Project Syndicate.

To continue reading, subscribe now.

Subscribe

or

Register for FREE to access two premium articles per month.

Register

https://prosyn.org/yI5J1Wyfr