Irak : le compte à rebours a commencé

Combien de temps encore les USA pourront-ils maintenir autant de troupes en Irak ? C’est la question fondamentale du deuxième mandat du président Bush. Très récemment encore, son gouvernement se contentait d'une réponse évasive du genre : "Le temps qu'il faudra, et pas un jour de plus". Mais plus maintenant.

Le premier signe de revirement est apparu le 17 novembre, quand un membre du Congrès, John Murtha, à la fois un faucon du Parti démocrate et un ancien marine, a suggéré de retirer les troupes d'Irak dans six mois. Peu après, le Sénat - contrôlé par les Républicains - a voté une motion en faveur "d'une transition significative de l'Irak vers son entière souveraineté en 2006". Bush s'est d'abord opposé à cette idée, avant de changer de rhétorique, pour laisser entendre que le retrait des troupes pourrait intervenir plus tôt que prévu.

Avec 45% des Américains qui pensent maintenant que les USA ont fait une erreur en envoyant des troupes en Irak - soit 24% de plus qu'au début de la guerre en mars 2003 - l'érosion du soutien de l'opinion publique à sa politique est frappante. Ce revirement est dû en partie à l'accroissement des pertes, à ce jour plus de 2100 soldats américains ont perdu la vie en Irak.

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