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Redéfinir les compétences des entreprises

DURHAM, CAROLINE DU NORD – L’un des aspects des plus intéressants de mes fonctions de recteur de faculté de commerce est de m’entretenir franchement avec des dirigeants de tous les secteurs. Il y a quelques années, des litanies inquiétantes se faisaient entendre : les hommes d’affaires commençaient à ressentir le type d’opprobre autrefois réservé à la classe politique.

Le problème en est un de confiance ou de son contraire, la méfiance. Le baromètre de confiance Edelman révèle qu’un cinquième du public dans le monde entier estime que les dirigeants des secteurs privé et public disent vraiment la vérité lorsque confrontés à un problème épineux.

Cette opinion du public vaut pour les entreprises du monde entier. L’enquête sur les perspectives économiques mondiales du magazine CFO de l’Université Duke a constaté que près de 60 % des directeurs financiers aux États-Unis estimaient que le manque de confiance du public nuit au cadre des affaires. Ces pourcentages sont même encore plus haut dans d’autres régions du monde.

Vu la récurrence des fuites de données et des atteintes à la sécurité ainsi que des allégations de manipulations financières impliquant certaines des banques les plus respectées du monde, qui peut reprocher au grand public de se méfier? Maintenant, plus que jamais, nous avons besoin de dirigeants en mesure de regagner la confiance du public. Pour ce faire, nous devons redéfinir ce qu’est un chef d’entreprise compétent.