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La priorité des priorités : protéger les écosystèmes

NORWICH – En mai dernier, Amphan, le cyclone le plus dévastateur depuis des années en Asie du Sud, a frappé le golfe du Bengale. Il a menacé les habitants, les animaux et les plantes (dont plusieurs espèces menacées) des plaines côtières inondables qui comptent pour survivre sur des écosystèmes fragiles. Heureusement la nature est venue à l'aide de la région.

La plus grande forêt de mangrove de la planète, les Sundarbans (un parc national de 1500 km²), les a mieux protégés que n'aurait pu le faire toute construction humaine. Elle a absorbé l'essentiel du raz de marée d'une hauteur de 5 mètres provoquée par Amphan, comme elle l'avait fait lors des deux grands cyclones précédents, Aila et Sidr, qui ont eux aussi engendré des raz de marée il y a quelques années.

A l'autre bout de la planète, au sud de Manhattan, les protections naturelles contre les raz-de-marée ont été artificialisées de longue date. Au moyen de remblai, les promoteurs ont même augmenté de plusieurs hectares l'étendue de l'île à l'intérieur du port de New-York, mais sans construire les protections nécessaires pour éviter les inondations. C'est ainsi que lorsque l'ouragan Irène et la méga-tempête Sandy ont frappé la mégalopole respectivement en 2011 et en 2012, la pointe sud de Manhattan (notamment le quartier financier) a été inondée.

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