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La Colonisation de la Palestine entrave la paix

Depuis plus de vingt-cinq ans, la politique israélienne est en conflit avec celle des États-Unis et de la communauté internationale. L’occupation de la Palestine par Israël fait obstacle à un accord de paix général en Terre sainte, que les Palestiniens soient privés de tout gouvernement officiel, sous le gouvernement de Yasser Arafat ou de Mahmoud Abbas ou encore sous la direction du président Abbas et d'un parlement et d’un gouvernement contrôlé par le Hamas.

La position des États-Unis, qui n’a pas changé depuis la présidence de Dwight Eisenhower, reste que les frontières physiques d’Israël coïncident avec celles établies en 1949, et, depuis 1967, la Résolution 242 des Nations unies, adoptée à l’unanimité, ordonne le retrait d’Israël des territoires occupés. Cette politique a été réaffirmée, par Israël lui-même, en 1978 et 1993, et soulignée par tous les présidents américains, y compris par George W. Bush. Membre du Quartet, avec la Russie, les Nations unies et l’Union européenne, il a avalisé la « feuille de route » pour la paix. Israël a pourtant rejeté officiellement ses clauses liminaires avec des mises en garde et des préalables manifestement inacceptables.

Avec l’accord d’Israël, des membres du Centre Carter ont suivi chacune des trois élections palestiniennes. Supervisés par une commission composée de représentants triés sur le volet de présidents d’université et de juristes distingués, ils ont tous gardé une attitude honnête, juste, pacifique et leurs conclusions ont été acceptées par les gagnants et les perdants.

Le Hamas contrôlera le cabinet ministériel et le bureau du premier ministre, mais Mahmoud Abbas conservera l'autorité et le pouvoir autrefois exercés par Yasser Arafat. Il conserve également la direction de l’OLP, la seule organisation palestinienne reconnue par Israël, et pourrait très bien traiter avec les dirigeants palestiniens sous cette étiquette, indépendamment de tout contrôle par le Hamas. Il a pleinement avalisé la feuille de route pour la paix du Quartet. Les sondages d’opinion qui ont suivi les élections montrent que 80 % des Palestiniens aspirent toujours à un accord de paix avec Israël et près de 70 % soutiennent M. Abbas dans son rôle de Président.