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Le « nouvel ordre mondial des médias » de Pékin

PARIS – Trente ans après la sanglante répression de la place Tian’anmen, la Chine a achevé un développement économique extraordinaire. Pourtant, contrairement à ce que beaucoup de leaders occidentaux et d’analystes avaient prévu, le pays n’a pas vu émerger les droits civiques ni la liberté de la presse. Au contraire, comme le montre un rapport récemment publié par RSF,  le régime chinois s’emploie à construire un “nouvel ordre mondial des médias” basé sur la répression - une initiative qui représente un danger majeur pour nos démocraties.

La liberté de la presse, officiellement garantie par l’article 35 de la Constitution, fut l’une des grandes revendications des manifestants de Tian’anmen. Mais aujourd’hui, elle reste quotidiennement bafouée par l’appareil d'État et le Parti communiste chinois.

La Chine demeure l’une des plus grandes prisons pour les journalistes et est classée au 177e rang sur 180 pays au Classement de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières (RSF). L’extrême majorité des 830 millions d’internautes chinois ne peut se connecter au monde du fait de la « grande muraille numérique », système ultra-sophistiqué de filtrage du net. Sous prétexte « d’harmonie sociale » et de « relativité des valeurs », Pékin rejette la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

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