China town San Fransisco Loic Lagarde/Flickr

Les limites du rayonnement de la Chine dans le monde

CAMBRIDGE – La Chine a fait des efforts considérables pour accroître son influence sans recourir à la force ou à la coercition. En 2007, Hu Jintao qui était alors président a déclaré que le pays devait accroître son influence et le président Xi Jinping a répété la même chose l'année dernière. Ils savent qu'un pays comme la Chine dont la puissance économique et militaire vont croissantes peut inspirer la crainte à ses voisins et les inciter à former une coalition pour se protéger. Il lui faut donc éviter de faire peur, mais des obstacles considérables s'opposent à cette stratégie qui a cependant connu un certain succès.

C'est ainsi que la Chine a convaincu une multitude de pays de participer à sa Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII) et qu'elle distribue des milliards de dollars au titre de l'assistance lors des visites d'Etat de ses dirigeants à l'étranger. Aussi certains observateurs craignent-t-ils qu'en matière d'image, la Chine ne finisse par l'emporter sur d'autres pays comme les USA. D'après les estimations du sinologue américain David Shambaugh, la Chine dépense quelques 10 milliards de dollars par an en propagande externe. A titre de comparaison, les USA n'ont dépensé que 666 millions de dollars en relations publiques l'année dernière.

Pourtant les milliards de dollars que la Chine dépense pour son offensive de charme ne lui rapportent pas grand chose. En Amérique du Nord, en Europe, en Inde et au Japon, les sondages montrent que l'influence chinoise est mal perçue par la majorité de la population. Elle est mieux perçue en Amérique latine et en Afrique où elle n'est pas impliquée dans des conflits territoriaux et où l'on attache peut-être moins d'importance qu'ailleurs aux questions de droits humains. Mais dans beaucoup de pays de ces régions, son comportement (par exemple l'importation de main d'œuvre pour les constructions d'infrastructure) n'est guère apprécié.

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  1. haass102_ATTAKENAREAFPGettyImages_iranianleaderimagebehindmissiles Atta Kenare/AFP/Getty Images

    Taking on Tehran

    Richard N. Haass

    Forty years after the revolution that ousted the Shah, Iran’s unique political-religious system and government appears strong enough to withstand US pressure and to ride out the country's current economic difficulties. So how should the US minimize the risks to the region posed by the regime?

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