1

Le combat de l’Europe centrale pour la liberté digitale

PRAGUE – Il y a un quart de siècle, lorsque le mur de Berlin est tombé et le rideau de fer s’est levé, les peuples de l'Europe centrale ont préféré le capitalisme au communisme et la démocratie à la dictature. Aujourd'hui, cependant, les citoyens de la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie – quatre pays anciennement communistes de la région – ne peuvent qu’être déçus face à la performance mitigée de leur pays en matière de promotion et de protection de la liberté d'Internet.

Une étude récente dans ces quatre pays réalisée par nos organisations montre que chacun d'eux peut – et devrait – jouer un rôle important dans la promotion de la libre circulation de l'information. Mais il reste beaucoup à améliorer. La République tchèque a une expérience solide dans les domaines du soutien à la liberté d'expression, de l'arrêt de la surveillance et de la promotion la transparence, mais la Hongrie persécute les blogueurs et les éditeurs au moyen de lourdes amendes et d'autres sanctions. La Pologne et la Slovaquie se situent quelque part entre les deux.

Les quatre pays sont prêts à bénéficier grandement du nouveau monde numérique. Chacun dispose des conditions préalables pour l’émergence de communautés en ligne ouvertes et animées : une bonne pénétration d'Internet et des systèmes politiques démocratiques pluriels. « Le haut niveau de l'enseignement des mathématiques, les faibles coûts, ainsi qu’une jeune génération globalisée et occidentalisée promettent un succès grisant » dans la région, selon un reportage récent du Financial Times.

En effet, la liste des innovateurs en provenance d'Europe centrale et de l’est « New Europe 100 » du FT comprend de nombreux exemples de succès sur l’Internet. Par exemple, « un médecin hongrois qui a créé un site de conseil médical basé sur les réseaux sociaux, une équipe d'étudiants polonais qui ont construit un robot primé qui pourrait fonctionner sur Mars, ou l’inventeur slovaque d'une voiture volante ».