Célébration du modèle allemand

PRINCETON – Si vous voulez des preuves que nous ne sommes plus dans l’univers psychique et politique de la Grande dépression, l'issue des élections en Allemagne – un gouvernement stable de centre-droit – devrait être un argument suffisant. Dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, la dépression a anéanti la démocratie allemande et entraîné une montée en puissance d’Hitler et du national-socialisme ; dans l'Allemagne d'aujourd'hui, la crise économique la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale a conduit à la réélection de Frau Merkel.

Il est communément admis qu’en temps de détresse économique les électeurs punissent les partis et les politiciens en exercice. Durant toute la campagne, il n’y a jamais eu aucun doute sur la place ni sur la popularité de la chancelière Angela Merkel. 

La dépression de l'entre-deux-guerres a mené à la désintégration des valeurs politiques et économiques libérales. En Allemagne, en 2009, il n'y a pas eu de balancement vers l'extrémisme politique de la droite, pas plus qu’il n'y a eu de signe de quelconque soutien à une droite radicale. Aux élections des parlements régionaux, les petits partis de la droite radicale (qui n'ont jamais été caractéristiques de la politique nationale) ont tout bonnement disparu.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To access our archive, please log in or register now and read two articles from our archive every month for free. For unlimited access to our archive, as well as to the unrivaled analysis of PS On Point, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/dSsnPvX/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.