La morale et le capitalisme

Les révélations récentes selon lesquelles beaucoup de cadres supérieurs de grandes entreprises ont antidaté leurs stock-options pour en tirer un plus grand bénéfice, même si les résultats de leur firme ne sont pas bons, ne constituent que le dernier exemple d'un manque d'éthique. A une époque où les retraites et différentes prestations sont à la baisse pour la majorité des salariés, à la vue des revenus exorbitants des pdg, une opinion publique de plus en plus cynique se demande ce qui se passe dans les grandes entreprises.

La réponse est sans doute très simple : trop de dirigeants ont oublié les valeurs humaines fondamentales et ont fait leur la fameuse devise de Gordon Gekko dans le film Wall Street : "la rapacité, c'est bien".

Mais de plus en plus d'études montrent que ce n'est pas toujours une bonne chose et que les valeurs morales sont un élément nécessaire pour diriger une entreprise. Les gens comme Gordon Gekkos sont des prédateurs qui veulent de l'argent rapide. Bien qu'ils soient utiles, car ils entretiennent la vigilance et contribuent à améliorer l'efficacité des marchés en stimulant la concurrence, la plupart des acteurs les évitent, préférant traiter avec des hommes de la trempe de Warren Buffett, durs en affaire, mais connus pour respecter la règle du jeu et créer de la valeur à long terme.

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