Adem Altan/Stringer

L'Union européenne ne doit pas sanctionner la Grande-Bretagne

MUNICH – La Première ministre britannique, Theresa May, l'a confirmé : le Royaume-Uni va sans l'ombre d'un doute quitter l'UE et négocier un nouvel accord commercial. Reste à savoir ce que l'UE est prête à accepter en terme d'accord.

 May l'a exprimé clairement, la Grande-Bretagne ne veut pas d'un accord comparable à celui qui existe entre l'UE et la Suisse ou la Norvège, car cela supposerait que son pays fasse des concessions en matière d'immigration. Elle exclut également de se soumettre à la juridiction de la Cour européenne de justice accusée par les dirigeants britanniques de favoriser des intérêts particuliers.

Mais l'UE n'est pas disposée le Royaume-Uni en faire à sa guise, en tout cas pas sans en payer le prix. Les dirigeants de l'UE ne sont pas disposés lui accorder un accès libre au marché unique s'il se refuse à la libre circulation des personnes. L'entêtement des Européens tient en partie à leur crainte de voir d'autres pays quitter l'UE si l'accord final est trop favorable au Royaume-Uni. Mais leur volonté de punir les Britanniques, ne serait-ce que pour dissuader d'autres membres de l'Union de suivre leur exemple, entre aussi en ligne de compte.

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