EU flags Ian Waldie | getty images

Les questions que pose la « Brexit » à l’Europe

MADRID – Dans trois mois, les citoyens britanniques devront décider s’ils resteront ou non au sein de l’Union européenne. Mais ils ne sont pas les seuls à devoir évaluer leur avenir politique. Le prochain référendum pose aussi deux questions importantes pour le reste de l’Europe.

La première question consiste à savoir quel résultat du référendum les Européens préfèrent ou devraient préférer. Certains ont déjà jeté l’éponge sur le dossier du Royaume-Uni, faisant valoir qu’un partenaire envisageant de quitter l’Union n’est pas, de toute manière, le genre de partenaire dont il voudrait. Que l’on souscrive ou non à cette opinion, il vaut la peine d’étudier cet argument. En fait, ce serait faire preuve de naïveté de ne pas se poser la question suivante : « Retenir à tout prix un membre qui remet en question le principe même de l’intégration européenne est-il réellement dans l’intérêt supérieur de l’Union européenne ? »

En réalité, le débat public britannique sur la souveraineté ne cessera pas après le scrutin. Après tout, même si la majorité répond « oui » à l’Union européenne, un segment de la population qui selon les sondages est non négligeable demeurera convaincu que la Brexit aurait été préférable pour le Royaume-Uni.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To access our archive, please log in or register now and read two articles from our archive every month for free. For unlimited access to our archive, as well as to the unrivaled analysis of PS On Point, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/UVtGYHx/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.