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LONDRES – Il fut un temps où la démocratie britannique était largement considérée comme un modèle à suivre. Cette démocratie connaît aujourd’hui sa plus grave crise jamais observée de mémoire d’homme. L’enjeu ne réside pas seulement dans la question de savoir si le Royaume-Uni quittera avec fracas l’Union européenne sans accord de Brexit, mais également dans celle de savoir jusqu’à quelles profondeurs un pays autrefois reconnu pour sa stabilité et sa modération risque de chuter dans sa descente vers la guerre civile politique.
Le Premier ministre Boris Johnson semble déterminé à faire sortir le Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre à n’importe quel prix. La probabilité d’un Brexit chaotique sans accord a considérablement augmenté le 28 août, lorsque Johnson a pris la décision de suspendre le Parlement britannique pendant cinq semaines, de mi-septembre jusqu’au 14 octobre. Il sera désormais beaucoup plus difficile – mais pas impossible – pour ses opposants au Parlement de contrecarrer sa démarche.
Johnson prétend vouloir un accord, mais considère la menace d’une sortie sans accord comme nécessaire pour contraindre l’UE à un compromis. De son point de vue, il était donc nécessaire d’entraver la capacité du Parlement à faire obstacle à un Brexit sans accord, afin de rendre la menace crédible.
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