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Un manuel de gestion des crises financières

EDIMBOURG – Le journalisme a toujours été « la première esquisse de l’histoire », prétend l’adage. Sans doute les meilleurs journalistes parviennent-ils à s’approcher de cet objectif ambitieux. Dans le cas de la crise financière majeure de 2008, c’est Andrew Ross Sorkin du New York Times quia fait honneur au proverbe, à travers son ouvrage intitulé Too Big to Fail, qui reste aujourd’hui une description utile de ce qui a été ressenti à Wall Street lorsque les marchés ont commencé à s’effondré. Sorkin avait en effet pu échanger étroitement avec les principaux acteurs impliqués.

La deuxième esquisse du récit de l’histoire est souvent écrite par les protagonistes eux-mêmes. Après la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill affirme avec confiance que l’histoire lui sera indulgente, puisque le dirigeant britannique a « l’intention de l’écrire ». Lorsqu’est apparue la crise financière, cette même pensée a sans doute traversé l’esprit de Hank Paulson, Ben Bernanke et Tim Geithner, respectivement secrétaire du Trésor des États-Unis, président de la Réserve fédérale, et président de la Fed de New York. Tous les trois ont publié de longs mémoires expliquant le pourquoi et le comment de leurs choix d’agir ici et de ne pas agir là – inévitablement avec un degré d’autojustification pour chaque cas.

Aujourd’hui, dix ans plus tard, tous les trois publient conjointement ce que l’on peut décrire comme une version 2.1 de cet épisode de l’histoire. De manière beaucoup plus succincte, Firefighting: The Financial Crisis and Its Lessons synthétise les conclusions qu’en ont tiré les auteurs.

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