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Quelle stratégie face à la montée de la Chine et de l'Inde  ?

OXFORD – Alors que le président Bush arrive en fin de mandat, sa popularité est au plus bas, en raison notamment de sa politique au Moyen-Orient. Il a mieux réussi en ce qui concerne l'Asie. Les relations de l'Amérique avec le Japon et la Chine restent fortes et il a renforcé les liens avec l'Inde, le second pays le plus peuplé au  monde derrière la Chine.

En 2005, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a préparé la visite de Bush à Delhi qui devait intervenir en 2006. Au cours de celle-ci, Bush a annoncé un important accord de coopération nucléaire civile américano-indien, ainsi qu'une palette de mesures dans le domaine de la coopération commerciale et militaire.

Le Congrès américain a critiqué l'accord de coopération nucléaire comme n'étant pas assez strict sur la question de la non-prolifération, mais il allait probablement le ratifier. En Inde, le parti communiste - de petite taille mais un partenaire important de la coalition au pouvoir du Premier ministre Manmohan Singh - a bloqué l'accord. Mais comme me l'a expliqué un ami indien, c'était avant tout un acte symbolique à destination de la gauche indienne.

Un échec de l'accord sur le nucléaire ne devrait pas entraver l'amélioration des relations américano-indiennes. Certains observateurs l'expliquent en soulignant qu'il s'agit des deux démocraties les plus peuplées de la planète. Mais c'était également le cas durant la plus grande partie de la Guerre froide, alors que les relations entre les deux pays étaient bien plus difficiles.