Les démocraties dysfonctionnelles d’Asie

La brusque démission du premier ministre thaïlandais, M. Thaksin Shinawatra n’est autre qu’un indicateur supplémentaire de l’inquiétant paradoxe qui a émergé dans la région : plus les démocraties asiatiques se renforcent, moins elles sont fonctionnelles.

Les exemples d’une telle situation abondent. L’an dernier, la tentative menée par les partis de l’opposition pour attaquer le président de la Corée du sud, Roh Moo Hyun, sur une excuse des plus légères, l’incapacité du président de Taiwan, Chen Shui-bian, à promulguer une législation par le biais d’un parlement contrôlé par l’opposition (Kuomintang), le premier mandat au point mort de la présidente des Philippines, Gloria Macapagal Arroyo et les rumeurs répétées de tentatives menaçantes de coup d’État à son encontre : chacun de ces exemples témoigne de la paralysie démocratique de l’Asie.

Si l’impasse et la confusion étaient les seuls résultats, de telles impasses politiques pourraient s’avérer tolérables. Mais une impasse chronique a confronté de nombreuses démocraties asiatiques à la menace d’une discréditation, à la possibilité de violence et à la perspective d’un déclin économique.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To read this article from our archive, please log in or register now. After entering your email, you'll have access to two free articles every month. For unlimited access to Project Syndicate, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/nc5H9SK/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.