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La voie indirecte vers un Etat Palestinien ?

RAMALLAH – Les Palestiniens et les Israéliens ont des attentes différentes, et probablement contradictoires, des négociations indirectes relancées par les Etats-Unis.

Israël a accueilli favorablement la décision de la Ligue Arabe, quelque peu réticente,  d’appuyer l’appel du président Palestinien Mahmoud Abbas pour que le principe de ces discussions soit accepté par les Arabes. Il est clair que du point de vue du gouvernement de droite du Premier Ministre Israélien Benyamin Netanyahu, l’amorce de discussions indirectes,  alors même que les activités de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem n’ont pas été gelées, peut être en quelque sorte considérée comme une victoire. Il faut rappeler que, alors que ces discussions indirectes n’en étaient qu’à la phase préparatoire, le gouvernement Israélien avalisait le projet de construction de 112 unités d’habitation au sud de Bethlehem, ainsi que 1600 nouvelles implantations dans Jérusalem-Est.

Pour les Palestiniens, ces discussions, même indirectes, doivent se concentrer sur un seul point stratégique : les frontières. Cette nouvelle idée a pour but d’amener les Israéliens et les Palestiniens à un accord sur les frontières d’un état palestinien dont tous, parties prenantes et communauté internationale, s’accordent à dire que c’est la seule solution pour en finir avec ce conflit engagé depuis de trop longues années.

Les Palestiniens veulent que les territoires occupés par les Israéliens depuis la guerre de juin 1967 constituent le territoire de l’état Palestinien. Cette demande est en accord avec les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, notamment la résolution 242 qui établit « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la guerre. »