Inde – Pakistan : la diplomatie du cricket

LAHORE – En 2005, lors d’une visite à Islamabad, j’ai rencontré le président pakistanais Pervez Musharraf et lui ait relaté une conversation que j’avais eue avec le Premier ministre indien Manmohan Singh. Le dirigeant indien, que je connais depuis de nombreuses années, m’avait fait part de son désir de voir son legs politique comprendre une amélioration des relations avec le Pakistan.

La réponse de Musharraf ne manquait pas d’intérêt. Il me dit qu’il avait le même souhait, mais que des efforts soutenus des deux côtés seraient nécessaires pour faire évoluer la situation. « J’ai invité Manmohan à venir au Pakistan une demi douzaine de fois. Je lui ai également proposé de se rendre au village, près de Chakwal, où il est né. Mais il continue à tergiverser », me dit-il.

J’ai rapporté ces propos à Singh, qui m’expliqua que dans une démocratie telle que l’Inde, de nombreuses tractations avec les membres de la coalition et  les hauts fonctionnaires de l’administration étaient nécessaires pour que le Premier ministre puisse se rendre au Pakistan, en précisant que « Musharraf est un militaire, il n’a qu’à faire ses valises et venir en Inde ».

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