Chris Jackson/ Getty Images

Après le Brexit, l’Afrique a ses chances

LONDRES – Le monde entier, après que les électeurs britanniques ont décidé de quitter l’Union européenne, a ressenti l’onde de choc, et l’Afrique ne fait pas exception, en raison, notamment, des liens historiques étroits qui l’unissent à de nombreux États membres de l’UE. Experts et pouvoirs publics ont été prompts à déplorer ce nouveau nuage d’incertitudes obscurcissant l’horizon économique africain, ne laissant que trop prévoir des lendemains difficiles.

La Namibie fut la seule à minimiser les conséquences du Brexit, probablement parce que ses exportations vers l’UE ont significativement diminué au cours des dernières années. Mais le reste de l’Afrique a raison de prendre le problème au sérieux, pour ce qui concerne, du moins, les perspectives à court terme.

Malgré tout, sur le long terme, l’Afrique devrait se montrer plus optimiste. L’angoisse qui a suivi le Brexit traduit surtout une conception traditionnelle sans grand rapport avec les véritables objectifs économiques tant des pays africains que du Royaume-Uni. Les cris d’alarme lancés à une Afrique exportatrice de matières premières vers l’Europe et le Royaume-Uni reposent sur l’hypothèse implicite que la coopération entre les deux continents est vouée, par essence, à se limiter au commerce des produits de base.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To read this article from our archive, please log in or register now. After entering your email, you'll have access to two free articles from our archive every month. For unlimited access to Project Syndicate, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/41ZKgqh/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.