Dean Rohrer

Un « New Deal » mondial ?

ATHENES – Le Fonds monétaire international a récemment reconnu qu'il avait considérablement sous-estimé les dommages que l'austérité aurait provoqués sur les taux de croissance de l'Union européenne. Cet aveu tardif met en évidence le caractère autodestructeur des recettes « orthodoxes » pour solutionner les causes de la crise de la dette qui a suivi le crash financier de 2008-2009.

La théorie conventionnelle suggère qu'un pays (ou groupe de pays) qui consolide individuellement ses finances peut s'attendre à des taux d'intérêt plus bas, une monnaie plus faible et une position commerciale améliorée. Mais, parce que cela ne peut pas se produire pour toutes les grandes économies simultanément – l’austérité d'un pays (ou d’un groupe de pays) implique une demande plus faible pour les produits des autres pays – de telles politiques finissent par conduire à des situations de protectionnisme. En effet, c'est cette dynamique – contre laquelle John Maynard Keynes s’est battu – qui a rendu tellement sinistre la Grande Dépression des années 1930.

Les problèmes d’aujourd'hui sont aggravés par une insuffisance de la demande privée – en particulier la consommation des ménages – dans les économies avancées qui ne permet pas de compenser la diminution de la demande découlant des mesures d'austérité. Au cours des deux dernières décennies, la consommation a tiré la croissance économique de ces pays, atteignant des sommets historiques en pourcentage du PIB.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To access our archive, please log in or register now and read two articles from our archive every month for free. For unlimited access to our archive, as well as to the unrivaled analysis of PS On Point, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/pwjzLj9/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.