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Une reprise durable du marché de l’immobilier ?

NEW HAVEN, E.-U. – La volatilité du marché de l’immobilier est connue depuis longtemps, mais jusqu’à maintenant, elle n’a jamais été aussi visible à autant d’endroits différents en même temps. L’année 2009 pourrait bien être le commencement d’une nouvelle ère de volatilité.

De nombreux signes de bulles spéculatives sur le marché des résidences principales se confirment depuis l’an 2000 de manière spectaculaire. Les prix de l’immobilier ont explosé après l’année 2000 en Amérique du nord, en Asie et dans d’autres points de la planète. Les marchés ont connu un pic en 2007, puis une dégringolade dans nombre de ces endroits au début de la crise financière internationale. Étonnement, les prix ont connu un sursaut ici et là en 2009. Cela ressemble à une histoire sans fin.

Aux Etats-Unis, l’indice S&P/Case-Shiller des prix de l’immobilier calculé sur 10 villes a enregistré les plus forts revirements depuis sa mise en place en 1987 avec une progression de 5% (soit un taux annuel de 15%) entre avril et août 2009, après une chute de 7% (soit un taux annuel de 21%) entre décembre 2008 et mars 2009. Des hausses de prix sur le marché des résidences principales ont aussi été récemment constatées en Australie, en Grande Bretagne, à Hong Kong, en Corée, à Singapore, en Suède et cet optimisme est aussi ressenti ailleurs.

Les prix de l’immobilier sont embarqués sur des montagnes russes et il se peut que l’on ne parvienne pas à appréhender ces fluctuations, sauf à comprendre la volatilité qu’elles représentent. En effet, dans un marché spéculatif volatile, dans lequel les individus achètent et vendent par anticipation de mouvements de prix ultérieurs, l’histoire confirme que ces fluctuations de prix sont difficiles à expliquer, même après les faits. Ils reflètent la psychologie changeante de l’investisseur, difficile à discerner, et les nouvelles informations, qui peuvent être imparfaites et ambigües.