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Le monde tel qu'il va. Succès et ratés.

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PARIS – La chronique que je tiens a souvent été sombre. Malheureusement il en est de même aujourd'hui pour la fin.

Néanmoins deux bonnes nouvelles offrent une lueur d'espoir. La première est d'ordre mondial, c'est la réélection du Président Obama. Elle a été suffisamment commentée pour que je n'en rajoute pas ici. Il faut seulement souligner que s'il y a un domaine où l'on passe du noir au blanc, et où l'on évite le désastre, c'est bien celui de la coopération internationale. Le risque était grand de voir les Etats Unis se crisper dans un nationalisme isolationniste, voire xénophobe. Le retour d'Obama rouvre une perspective de beaucoup de disponibilité à une coopération fondée sur l'écoute et la négociation où les Etats Unis cesseraient de nier l'intérêt général du monde comme ils le font sur le climat, pour en tenir bien davantage compte.

La deuxième bonne nouvelle a un champ plus restreint, mais elle est importante aussi. Elle concerne la France. Le pays affecté comme tous les autres pays développés par la crise mondiale aussi bien dans ses aspects économiques (chômage, précarité du travail, arrêt de la croissance) que financiers (dette excessive, risque de krach sur les marchés financiers) accuse en outre un tassement soudain brutal et dangereux de son appareil productif : détérioration forte du commerce extérieur, augmentation du nombre des faillites d'entreprises.