China's Communist Party Congress Nicolas Asfouri/Getty Images

La modernité à la chinoise

HONG KONG – À l’ouverture du 19e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) ce mois-ci, le président Xi Jinping a dévoilé son « plan de développement en deux étapes », visant à faire de la Chine un « État socialiste moderne » d’ici 2035. Depuis, les commentateurs ne cessent de débattre de la « montée en puissance de la Chine », et des pouvoirs que concentre Xi entre ses mains. En réalité, ils passent à côté du sujet.

En effet, le programme de Xi est beaucoup plus global et novateur que semblent le penser la plupart des observateurs. À l’instar de ses prédécesseurs Mao Tsé-Toung et Deng Xiaoping, Xi a élaboré une stratégie visant à transformer la Chine en un pays « prospère, puissant, démocratique, culturellement avancé, harmonieux et rayonnant » au cours des prochaines décennies. La clé de la réussite résidera dans un équilibre entre modernité et socialisme conduit par le PCC.

Lorsque Xi a pris la tête du PCC en 2012, des fissures profondes apparaissaient à la fois dans le modèle de développement hérité de Deng et dans le modèle néo-libéral occidental dominant, fondé sur la liberté et l’ouverture des marchés. La croissance industrielle rapide de la Chine a engendré une corruption omniprésente, des inégalités croissantes de revenus, et une pollution élevée. Les pays occidentaux ont eux aussi connu une montée des inégalités tandis qu’ils se remettaient d’une crise mondiale dont ils avaient été à l’origine – une crise qui a notamment réduit leur appétit pour les importations chinoises.

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