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Les maux moyen-orientaux d'Obama

PARIS – À peine après avoir accueilli les troupes américaines de retour d'Iraq, le président des États-Unis Barack Obama, ses éloges faits de la stabilité et de la démocratie iraquienne, que la gravité de la crise politique de l'Iraq a resurgi sous la forme d'une vague de violence sans précédent déferlant sur Bagdad et dans le reste du pays. Cette crise est-elle une exception regrettable, ou bien un symptôme de l'échec de la diplomatie d'Obama au Moyen-Orient, de l'Égypte à l'Afghanistan ?

Dès son entrée en fonction, Obama s'est fixé quatre objectifs au Moyen-Orient : la stabilisation de l'Iraq avant l'évacuation ; le retrait des troupes de l'Afghanistan, mais en position de force reposant sur un minimum de convergence avec le régime politique du Pakistan ; le déblocage majeur du processus de paix au Moyen-Orient en forçant le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à geler l'implantation des colonies ; et l'ouverture d'un dialogue avec l'Iran sur ses plans nucléaires. Force est de constater que sur ces quatre grandes questions, le bilan d'Obama est plutôt maigre.