Wednesday, July 30, 2014
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Le Destin de l’humanité / Les Espoirs de l’humanité

Depuis un certain temps maintenant, et assurément depuis les attaques terroristes contre les États-Unis le 11 septembre 2001, tout comme par le passé quand nous assistions aux massacres du Kosovo, de Sarajevo, de Srebrenica, du Rwanda et du Congo sur nos téléviseurs, les nouvelles ne parlent plus que de guerre ou de menaces de guerre, de morts violentes ou de menaces de morts violentes. Partout dans le monde, nous sommes tous vivement lucides quant à la puissance de nos armes. Des missiles à tête nucléaire jusqu’aux camions remplis d’engrais ou les explosifs portés à la ceinture, nous avons utilisé notre capacité technologique pour développer grandement le côté sombre de notre nature d’espèce biologique violente, au rôle de prédateur mal agi.

Je n’ai certainement pas l’intention de minimiser ou rejeter cet aspect de l’Histoire de l’humanité ni les événements actuels. Je ne veux pas qu’on oublie que plus de la moitié du siècle précédent s’est passée pour certains à tuer par balles, gazer, poignarder, brûler ou affamer un dixième des hommes vivants sur cette planète, que ce soit à cause de la Première guerre mondiale ou des famines qui suivirent le Grand Bond en avant de Mao.

Cependant, il ne s’agit pas là d’un état des lieux complet. En fait, les abattoirs humains du vingtième siècle—ainsi que les différents abattoirs que préparent diverses communautés au jour d’aujourd’hui—peuvent ne pas apparaître à l’avenir comme la partie la plus importante de notre expérience et de notre condition humaine, ni être ce que nos descendants considéreront comme leur Histoire. Pour eux, les traits les plus importants de notre expérience seront peut-être :

· ce que les démographes des Nations unies prévoient comme la fin de l’explosion des populations : la fin de la croissance de la population mondiale, se stabilisant autour de dix milliards au milieu de notre siècle,

· l’avènement d’un monde réellement humain grâce à la réduction des populations survivant grâce à une agriculture de subsistance ou des salaires maintenus au niveau de l’agriculture de subsistance par des marchés de l’emploi évoluant sous la pression des populations migrant des campagnes vers les villes.

Dans son ensemble, le vingtième siècle reste le témoin de nombreuses régions du monde demeurées désespérément pauvres du fait d’une ou plusieurs raisons : (1) une gouvernance criminelle ; (2) un manque de machines utiles et productives dans une économie mondiale, pour sortir de l’agriculture de subsistance et de l’industrie de services sous-qualifiée ; (3) un système éducatif public inexistant, qui pourrait apporter aux citoyens l’éducation et les savoir-faire nécessaires à l’utilisation de ces machines ; (4) des barrières (légales et physiques) pour empêcher les populations, là où la demande est faible, de vendre le produit de leur labeur là où la demande est élevée.

Pourtant, vers la fin du vingtième siècle, ces quatre raisons à l’origine de l’indigence ont généralement été réduites. Les gouvernements tels que celui de Kim Jong Il en Corée du Nord sont très rares de nos jours. Presque tous les pays du monde ne sont plus qu’à une génération de l’alphabétisation quasi universelle. La rapidité des progrès technologiques a créé une corne d’abondance d’inventions et d’innovations ouvertes à toutes les régions qui peuvent envoyer un étudiant décrocher un diplôme d’ingénieur.

Et surtout, les barrières douanières empêchant que les biens produits à l’île Maurice, au Mozambique ou en Mauritanie ne soient vendus à New York ou Berlin et Santiago ou Tokyo tombent rapidement. Les gigantesques cargos qui apparurent sur les mers dernièrement ont révolutionné le commerce mondial en une génération.

Les nouvelles technologies de l’information utilisées dans la gestion des voies de transports et de distribution auront probablement le même impact. De plus, l’avènement de l’Internet et de la technologie du câble à fibres optiques favoriseront autant l’industrie mondiale des services côté échanges que le fit l’introduction de navires à vapeur à coque de fer cent cinquante ans plus tôt pour les échanges internationaux des produits agricoles et industriels.

Il faudra certainement une génération pour que ces changements se ressentent partout dans le monde. Pourtant, au cœur du monde industrialisé des pays riches, on s’inquiète déjà de ces révolutions qui se profilent à l’horizon. En fait, ces inquiétudes se renforceront et s’aiguiseront au fur et à mesure des craintes des citoyens de ces pays riches quand les barrières douanières du commerce international tomberont et que les redistributions des richesses, l’ordre social et le monde politique du monde industrialisé seront ébranlés dans leurs fondations.

Pour le monde dans son ensemble, cependant, les deux prochaines générations sont celles qui apporteront d’extraordinaires possibilités de croissance économique et de prospérité internationale. Il y a peut-être bien un coffre au trésor au bout de l’Histoire, après tout.

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