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La progression des nationalistes européens

BERLIN – L’Europe est, depuis des centaines d’années, constituée de nations, raison pour laquelle l’unification du  continent est une tâche politique aussi compliquée, aujourd’hui encore. Mais le nationalisme n’est pas le principe constructeur de l’Europe ; bien au contraire, il a sans cesse été, et l’est toujours, son principe de déconstruction. C’est le principal enseignement à retenir des progrès spectaculaires enregistrés par les partis populistes opposés à l’Union européenne lors des élections au Parlement européen en mai dernier.

C’est un enseignement que tous les Européens auraient du retenir, et depuis longtemps. Les guerres européennes du XXe siècle – qui ont manqué détruire le continent – ont toutes été livrées au nom du nationalisme. Lors de son discours d’adieu au Parlement européen, François Mitterrand a condensé une vie d’expérience politique en une seul phrase : « Le nationalisme, c’est la guerre ! ».