Transatlantic Perspectives
Encore une baisse du dollar ?
Martin Feldstein
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Jusqu'à combien le dollar va-t-il encore chuter ? Ou alors est-il déjà si bas qu'il ne peut que remonter ?
Pour les Européens ou les Asiatiques en voyage aux USA, les prix sont beaucoup plus bas que chez eux. Le prix d'une chambre d'hôtel ou d'un repas à New-York est très avantageux par rapport à Londres, Paris ou à Tokyo. Les touristes étrangers font souvent le plein d'achats avant de retourner chez eux.
Mais en dépit d'éléments apparemment très convainquants, il serait erroné de croire que les produits américains étant tellement bas au taux de change actuel, le dollar ne peut que remonter. Même si pour les voyageurs le prix des biens et services est moins élevé que chez eux, globalement, le prix des produits américains est encore trop élevé pour combler l'énorme déficit de la balance commerciale des USA avec le reste du monde.
Il est certain que la chute du dollar depuis quelques années a rendu les produits américains bien plus compétitifs et a entraîné une forte hausse des exportations en valeur réelle, plus de 25% au cours des trois dernières années. Mais en 2007, le déficit de la balance commerciale des USA se chiffrait encore à plus de 700 milliards de dollars, soit 5% du PIB.
L'importante du déficit commercial et de celui tout aussi considérable des comptes courants (qui inclut le revenu net des investissements) impliquent que les investisseurs étrangers devraient ajouter 700 milliards de dollars de titres américains à leur portefeuille. C'est leur réticence à faire ainsi au taux de change actuel qui provoque la chute du dollar par rapport aux autres devises. Il entraîne dans sa chute les titres en dollars des portefeuilles étrangers lorsqu'on les évalue en euro ou dans la devise d'un autre pays, ce qui réduit la part du dollar dans le portefeuille des investisseurs. Un dollar faible diminue aussi le risque d'une future baisse du dollar, car il n'aurait plus beaucoup à baisser pour que le déséquilibre de la balance commerciale atteigne un niveau acceptable.
Mais quel est le niveau acceptable de déséquilibre de la balance commerciale et du taux de change du dollar ? Les experts essaient de répondre à cette question en termes d'équilibre de portefeuille, mais il y a un point de départ plus fondamental : en raison du déficit commercial des USA, les Américains reçoivent plus de produits et bénéficient de plus de services de la part du reste du monde qu'ils ne lui en fournissent – une différence qui s'élevait à plus de 700 milliards de dollars l'année dernière. Cette différence a été comblée par le transfert d'actions et d'obligations pour un même montant. Les intérêts et les dividendes sur ces titres seront payés par davantage de "morceaux de papier". Et quant ces titres arriveront à maturité, ils seront refinancés par de nouvelles actions et de nouvelles obligations.
Il est impensable que le système économique mondial continue indéfiniment à laisser les USA importer plus qu'ils n'exportent. Il arrivera un moment où ils devront commencer à restituer au reste du monde ce qu'ils ont reçu de lui. Pour cela, il faudra que leur balance commerciale soit en excédent.
Aussi, c'est la nécessité de transformer le déficit commercial que connaissent aujourd'hui les USA en excédent qui va déterminer la valeur à long terme du dollar. Cela n'arrivera pas de sitôt, mais c'est la direction vers laquelle doit continuer à tendre la balance commerciale américaine. Cela passe par une dépréciation supplémentaire du dollar.
Dans ce processus, l'évolution du cours du pétrole et le niveau de dépendance des USA à l'égard des importations de pétrole vont jouer un rôle important. Depuis quatre ans, les USA importent chaque année 3,6 milliards de barils de pétrole. Au cours actuel de plus de 140 dollars le baril, c'est une dépense annuelle de plus de 500 milliards de dollars. Plus le pétrole coûte cher, plus faible doit être le dollar pour parvenir à réduire le déficit commercial américain. Aussi, une hausse du cours du pétrole exprimé en euros ou en yen suppose une baisse du dollar et par conséquent un cours du pétrole plus élevé exprimé en dollars.
Un autre facteur important intervient quant à l'évolution du cours du dollar : le taux d'inflation aux USA par rapport à ce qu'il est à l'étranger. Le déficit commercial américain dépend de la valeur réelle du dollar, autrement dit de la valeur du dollar ajustée en fonction de la différence de prix entre les USA et l'étranger. Si l'inflation aux USA est plus élevée que chez leurs partenaires, la valeur nominale du dollar doit encore baisser, simplement pour maintenir sa même valeur réelle.
Le différentiel d'inflation entre le dollar et l'euro est pour l'instant relativement faible – seulement un point par an – par contre il est plus élevé comparé au yen et plus faible comparé au renminbi et à d'autres devises touchées par une inflation élevée. Mais à long terme, le différentiel d'inflation pourrait jouer un facteur plus important dans l'évolution du dollar.
Martin Feldstein est professeur d’économie à Harvard. Il a dirigé le comité des conseillers économiques du président Reagan et le Bureau national de la recherche en économie (NBER).
Copyright: Project Syndicate, 2008.
www.project-syndicate.org
Traduit de l’anglais par Patrice Horovitz
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AlexiaB 10:40 17 Jun 09
Financial crisis has been a major dilemma of everyone. More and more financial institutions are going down due to the recession the continuously invading. Nevertheless, the dollar value, by that meaning the value of the American currency against all other currencies, is of great concern as many countries peg (or set) their currency value by the dollar. The dollar's value has been fluctuating, and lately it has been trending downward, especially against other currencies such as the Yuan, currency of China. Currency values are a complex thing and many would give a cash advance loan to bump up the dollar value . The world's economies are fast becoming one linked economy, and in the modern age, oil's up as the commodity with most value, and gold's down. The dollar value is something we all should be a little concerned with.