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Un autre avenir que celui de Bush

On en revient toujours au pétrole. Les interventions incessantes et mal inspirées des États-Unis et du Royaume-Uni au Moyen-Orient ont leurs racines profondément enfouies dans le sable d'Arabie. Depuis que Winston Churchill a fait passer la marine britannique du charbon au pétrole au début du siècle dernier, les puissances occidentales n'ont cessé de se mêler des affaires des pays du Moyen-Orient pour que le pétrole continue de couler, renversant des gouvernements et prenant parti dans des guerres dans le soi-disant “grand jeu” des ressources énergétiques. Mais le jeu est presque terminé, car les approches à l'ancienne sont de toute évidence en train d'échouer.

Juste au moment où l'on se laisse aller à croire que ce n'est pas le pétrole qui est à l'origine des actions nord-américaines et britanniques actuelles en Irak, la réalité nous remet brutalement les pieds sur terre. En effet, le président Bush a récemment invité des journalistes à imaginer le monde tel qu'il sera d'ici 50 ans. Il ne pensait pas à l'avenir de la science ou de la technologie, ou à une population mondiale de neuf milliards d'humains, ou aux défis posés par les changements climatiques et la biodiversité, non. Il voulait savoir si les islamistes radicaux contrôleraient le pétrole mondial.