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Une stratégie asiatique pour l’Iran

SINGAPOUR − Lorsque que les agitations liées à l’élection iranienne prendront fin, l’Occident conclura probablement d’un jugement incisif : les méchants ont gagné. Bien sûr, l’Occident a eu raison de prendre le parti des gentils, les manifestants. Donc, l’Occident n’assumera pas sa part de responsabilité dans le résultat final.

Ce qu’il y a de tragique dans un tel raisonnement est qu’il est sans nuance et qu’il ignore la complexité politique ou morale. C’est pourtant essentiel si l’on veut résoudre les nombreux problèmes autour de l’Iran. De plus, avec Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de l’Iran, l’Occident aura une fois encore recours aux mêmes méthodes pour faire face aux régimes ennemis : imposer de nouvelles sanctions. Ceci aurait pour conséquence d’aggraver plus encore cette tragédie.